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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Problème

 

Problème

 

The best way to escape from a problem is to solve it.

 

 Alan Saporta  

 

La meilleure façon d’échapper à un problème est de le résoudre.

 

 

 

Malheureusement, les problèmes disparaissent rarement d’eux-mêmes. Reporter à plus tard, espérer qu’une solution magique fasse subitement apparition, ne font que laisser se détériorer une situation inacceptable et rendre plus pénible et difficile encore son règlement. La fuite, si elle a le mérite de cesser immédiatement de nous confronter à nos ennuis, ne résout rien et puisque nous n’avons pas saisi l’opportunité d’apprentissage que ceux-ci représentaient, il est assuré que nous nous retrouverons éventuellement dans une situation semblable sans être mieux outillé pour y faire face.

 

Penser que l’innovation technologique puisse réduire les problèmes environnementaux causés par la surconsommation énergétique et matérielle, c’est refuser de s’attaquer à la cause du problème qui est la consommation effrénée elle-même et la récupération insuffisante des déchets qui découlent de celle-ci. Comment y parvenir ? En acceptant collectivement de payer un coût d’autant plus élevé pour l’énergie et les biens de consommation que ceux-ci utilisent des ressources non-renouvelables ou dont l’usage génère des produits qui détériorent le milieu de vie, par le biais de taxes. À défaut de se restreindre de façon individuelle et volontaire, nous devons nous en remettre aux institutions communes pour nous imposer des limites désagréables mais nécessaires.

 

D’autres solutions existent. Chiara Lubich, fondatrice du mouvement chrétien des Focolari a encouragé la formation d’entreprises qui fonctionnent sous le principe de l’économie de communion, où dirigeants et propriétaires s’engagent à ce que l’entité sous leur charge œuvre dans le respect des partenaires (clients, fournisseurs, employés), de la société dont elle fait partie (en redonnant 20% de ses bénéfices aux pauvres) et de son milieu de vie (environnement). Cette initiative découle de l’inspiration à l’origine du mouvement en vertu de laquelle nous sommes appelés à l’unité par le Christ : « Père qu’ils soient un comme nous » (Jn 17,11), unité qui ne peut survenir que dans le don réciproque de chacun. Une telle initiative évite que l’entreprise ne devienne une « structure de péché » pour reprendre les termes utilisés par Jean-Paul II, que ses dirigeants ne se cachent derrière le voile corporatif pour justifier leur insensibilité aux besoins des partenaires et du milieu dans lequel elle évolue, pour orienter cette structure vers ce qui devrait être sa fin première à savoir le bien commun à long terme. Trop souvent, hélas, constatons-nous que les entreprises ne desservent que le bénéfice à court terme de leurs dirigeants (qui reçoivent des bonis malgré les pertes subies par leurs employeurs) et actionnaires-spéculateurs.

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