Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Avouer

 

Avouer

 

Il faut aimer beaucoup pour avouer à quelqu'un sa misère.

 

–  Georges Dor  (1931-2001) Il neige, amour…

 

 

 

Ces paroles de Georges Dor étonnent à première vue, l’aveu de notre misère étant une marque de confiance envers notre interlocuteur, confiance que l’on associe plus à l’amour que l’on reçoit du dépositaire de nos confidences qu’à celui que nous lui portons. Cependant, il existe de grandes âmes pour lesquelles l’amour qu’elles portent aux autres constitue une cause suffisante pour avouer sans crainte leurs faiblesses, mise à nu qui provoquera en retour quelque bon sentiment de ceux auxquels elle s’adresse si ce n’est de l’amour de leur part.

 

Je me rappelle avoir lu les propos d’un professionnel de la santé (médecin ou psychologue) qui, animé d’un grand amour de ses patients, n’hésitait pas à leur avouer quelque détail gênant de sa vie dès le début de la consultation afin de leur communiquer la confiance nécessaire pour divulguer quelque élément important pour l’aider dans son diagnostic mais qu’ils auraient préféré taire.

 

Les personnes qui se suffisent à elles-mêmes sont peu enclines à l’aveu de leurs faiblesses de peur que quelqu’un puisse profiter de leur vulnérabilité dévoilée. On constate également que l’amour s’est grandement refroidi chez ces personnes…

 

Pourquoi l’homme hésite-t-il à avouer à Dieu ses misères, à recourir à son secours ? La cause ne pouvant être chez Dieu, qui aime infiniment toutes ses créatures, ne peut être que le manque d’amour de l’homme envers Dieu. Le catholique montre son amour de Dieu en fréquentant régulièrement le sacrement du pardon, lieu privilégié de rencontre entre la misère de l’homme et la miséricorde divine.

 

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article