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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Intérêt

 

 

Intérêt

 

Quand le cœur n'y est pas, les mains ne sont pas habiles.

 

  Proverbe chinois

 

 

 

Pour réussir, il faut aimer ce que nous faisons, avoir le désir d’y consacrer toute notre énergie et notre attention. Un minimum d’aptitudes est également nécessaire mais celles-ci ne sont pas gage de succès. Il n’est pas rare de voir mieux réussir des personnes d’habileté moyenne transportées par la passion que celles qui sont  douées mais démontrent un intérêt moindre.

 

L’amour, celui de Dieu et du prochain, constitue la clé du succès de la vie spirituelle. Il ne s’agit pas là d’un amour abstrait qui se limite aux émotions mais qui se manifeste par des gestes concrets dans la vie quotidienne. Benoît XVI a abordé le sujet de l’amour du travail comme preuve ou conséquence de l’amour pour Dieu ou même moyen de Le trouver, dans sa catéchèse du 27 mai 2009 : « Pour Théodore le Studite une vertu aussi importante que l'obéissance et que l'humilité est la philergia, c'est-à-dire l'amour du travail, dans lequel il voit un critère pour éprouver la qualité de la dévotion personnelle : celui qui est fervent dans les engagements matériels, qui travaille avec assiduité, soutient-t-il, l'est également dans les engagements spirituels. Il n'admet donc pas que, sous le prétexte de la prière et de la contemplation, le moine se dispense du travail, également du travail manuel, qui est en réalité, selon lui et selon toute la tradition monastique, le moyen pour trouver Dieu. Théodore ne craint pas de parler du travail comme du « sacrifice du moine », de sa « liturgie », et même d'une sorte de Messe à travers laquelle la vie monastique devient angélique. C'est précisément ainsi que le monde du travail doit être humanisé et que l'homme à travers le travail devient davantage lui-même, plus proche de Dieu. Une conséquence de cette vision singulière mérite d'être rappelée : précisément parce qu'étant le fruit d'une forme de « liturgie », les richesses tirées du travail commun ne doivent pas servir au confort des moines, mais être destinées à l'assistance des pauvres. Ici, nous pouvons tous saisir la nécessité que le fruit du travail soit un bien pour tous. »

 

 

 

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