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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Confiance

 

Confiance

 

La confiance qui se perd clos définitivement le dossier "harmonie".

 

Daniel Desbiens  (1954-        )

 

 

 

La confiance constitue le canevas sur lequel se brodent les relations sociales. Vient-elle à se relâcher ou à disparaître que toute l’œuvre devient en péril. Certes, il en coûte de faire confiance. Tant (trop) de fois avons-nous été bernés ou déçus par des gens qui inspiraient confiance. Parfois il suffit d’une seule personne pour miner notre confiance envers un groupe, une nationalité, une race, le sexe opposé… Cependant nous devons passer outre à ces échecs sinon le prix de la méfiance se révèle encore plus élevé que celui d’avoir été quelque fois dupés : tout le tissu social s’effrite lorsque la confiance vient à faire défaut.

 

Retirons-nous notre confiance à Dieu, généralement suite à un événement tragique dont nous Lui imputons la responsabilité ou pour lequel nous Lui reprochons de n’avoir rien fait pour en atténuer les conséquences sur nous ou sur nos proches, que toute notre vie spirituelle risque de mourir d’asphyxie. En conséquence, la méfiance est l’ivraie que s’efforce de semer l’Ennemi en nos cœurs comme l’illustre le livre de Job, cet homme des temps anciens devenu héros non par un quelconque coup d’éclat mais pour avoir préservé sa confiance en Dieu malgré les maux sans fin qui l’accablaient et dont la femme, elle-même secouée par les épreuves, l’incitait à maudire Dieu pour son mauvais sort. Job malgré tout, envers et contre tous, a conservé sa confiance en Dieu et Lui fut agréable au point que celui-ci non seulement le rétablit dans la condition enviable qui était la sienne avant qu’il ne subisse plein de catastrophes mais bénit la condition dernière de Job plus encore que l'ancienne (Jb 42, 12) et que sa renommée a traversé les siècles jusqu’à nous. Son secret ? Job ne s’approprie rien mais se considère le fiduciaire des biens reçus de Dieu de sorte qu’il ne devient pas amer s’il vient à les perdre : « Nu, je suis sorti du sein maternel, nu, j'y retournerai. Yahvé avait donné, Yahvé a repris: que le nom de Yahvé soit béni! » (Jb 1, 21). Faisons de même. Non seulement demeurerons-nous les amis de Dieu mais vivrons-nous plus heureux.

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