Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Prêter des intentions

 

 

Prêter des intentions

 

N’attribuez jamais à la malveillance ce qui s’explique très bien par l’incompétence.

 

 Napoléon Bonaparte  (1769-1821)

 

 

 

Qui prête de mauvaises intentions à autrui s’aventure sur un terrain pour le moins hasardeux. Certes quelqu’un peut nous avoir causé un préjudice mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il l’ait fait intentionnellement ou encore qu’il s’agissait d’une offense personnelle, dirigée spécifiquement contre nous. Il m’est arrivé de rencontrer des gestionnaires qui persécutaient littéralement certains employés. Était-ce de la malveillance, des gestes ciblés envers des personnes qu’ils aimaient moins que d’autres ? Pas à mon avis, les personnes en question venaient-elles à quitter leur emploi, que d’autres devenaient leurs victimes. Par contre, cela était clairement de l’incompétence, une perception erronée à la fois du bon usage de l’autorité et de la valeur des employés (qu’ils assimilaient à la capacité de ceux-ci de leur faire face plutôt qu’à la qualité du travail accompli). Quant aux victimes, celles qui n’ont pas été affectées outre-mesure sont celles qui ont réalisé qu’un tel comportement du supérieur était généralisé et qu’elles ne bénéficiaient pas d’un « traitement de faveur ». Pour ce qui est de celles qui considéraient qu’il s’agissait de malveillance dirigée sciemment contre elles, elles sont pour la plupart tombées malades physiquement ou psychologiquement.

 

Le spirituel s’efforce de ne point imputer d’intentions aux autres par déférence envers le Seigneur Tout-Puissant auquel il reconnaît l’unique privilège de connaître la pensée des hommes, lui qui « sonde les profondeurs de l'océan et le cœur des hommes, et il connaît leurs desseins les plus subtils. Car le Seigneur possède toute science, et il voit les signes du temps. Il annonce le passé et l'avenir, et il dévoile les traces des choses cachées. Aucune pensée ne lui échappe, aucune parole n'est cachée pour lui. » (Si 42, 18-20). Juger des intentions des autres constitue un acte d’orgueil : celui de vouloir se faire l’égal de Dieu, de prétendre à une connaissance qui Lui est propre. C’est également aller à l’encontre de la ressemblance d’amour avec Dieu à laquelle nous sommes appelés : « Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés; remettez, et il vous sera remis. » (Lc 6, 36-37).

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article