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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Risque

 

Risque

 

And the trouble is, if you don't risk anything, you risk even more.

 

 Erica Jong (1942-        )  

 

Le problème est que, si vous ne risquez rien, vous risquez encore plus.

 

 

 

Le monde change, évolue. Qui s’agrippe à sa situation actuelle, se croyant en sécurité, risque de fait de se laisser submerger par les flots de l’évolution. Suivre le courant, n’est pas même suffisant, celui-ci pouvant nous projeter sur des rochers. Il faut suivre l’exemple des kayakistes  qui pagaient dans le sens du courant afin de garder le contrôle de leur embarcation et ainsi d’éviter d’être projeté sur les écueils qui se dressent devant eux. L’homme d’affaires Louis Garneau de Québec a pour devise « Innover ou mourir » qui illustre bien la nécessité pour une entreprise de prendre des risques et de proposer constamment de nouvelles alternatives à ses clients afin de les servir toujours mieux sans quoi un concurrent cherchera à occuper l’espace laissé vacant par son inaction, mettant parfois en péril l’existence même de celle-ci.

 

L’homme moderne hésite à prendre le risque de la foi comme le démontre le slogan paru sur les bus de Londres et quelques autres capitales européennes : « Dieu n'existe probablement pas. Cessez donc de vous inquiéter et profitez de la vie ». Comme le commente Raniero Cantalamessa : « Le message sous-jacent est que la foi en Dieu empêche de profiter de la vie, qu'elle est ennemie de la joie. Sans la foi, il y aurait davantage de bonheur dans le monde ! » Rien n’est plus faux ! D’une part, la spiritualité met l’amour à l’avant-plan, amour qui seul permet de jouir du bonheur. D’autre part, les limites imposées par la foi en un Dieu Amour sont pour le bien même de l’homme, empêchant que le monde ne devienne une jungle où la loi du plus fort domine et où chacun cherche uniquement la satisfaction de ses besoins propres, un monde où la souffrance dominerait car les désirs de l’homme sont infinis alors que les ressources disponibles (de la planète) pour les satisfaire se veulent limitées. « C’est le péché, le refus de Dieu qui est la cause principale du malheur des hommes » poursuit-il. Comment ne pas reconnaître en l’égoïsme et la vanité les causes principales des crises économique et environnementale actuelles ? Eu égard à cette dernière l’apôtre Paul disait déjà : « La création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu avec l’espérance d'être elle aussi libérée de la servitude de la corruption » (Rm 8, 19-21). Et Raniero Cantalamessa de conclure « Cher frère non croyant, si Dieu n'existe pas, moi je n'ai rien perdu ; si en revanche il existe, tu as tout perdu ! » car tu as vécu moins heureux dans un monde sans espérance et que tu risques, de surcroît, de te priver de la vie éternelle promise.

 

 

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