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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Désir

 

 

Désir

 

Il ne faut pas gâcher le présent en désirant des choses qui nous font défaut, mais prendre en considération que ce qui nous est donné figurait jadis parmi les choses désirables.

 

 Épicure  (342-270)

 

 

 

Ce n’est pas le désir qui gâche le moment présent mais l’envie : se désoler de ce qu’un ou plusieurs autres possèdent quelque chose que nous n’avons point. Qui se réjouit ou, à tout le moins, ne s’afflige pas de la bonne fortune d’autrui, ne voit jamais son bonheur s’assombrir. Au contraire, c’est la jouissance des biens, tant matériels que spirituels, que nous possédons et l’attachement que nous pouvons leur porter qui en résulte, qui, si ces derniers viennent à disparaître, deviennent cause de notre malheur.

 

Le bonheur du spirituel est stable en ce qu’il s’applique à ne désirer que Dieu seul et d’accomplir la volonté divine qu’il s’efforce de discerner en ce qui lui arrive. Dieu donne, il s’en réjouit. Dieu reprend qu’il continue de bénir Dieu sachant que Celui-ci tirera de sa perte un bien plus grand encore. Le spirituel se considère le fiduciaire plutôt que le propriétaire des biens et des grâces à sa disposition. Par conséquent, il les met volontiers au service du bien commun ce qui incline Dieu à lui offrir davantage encore. Cherche-t-il à jouir égoïstement de ce qui lui a été confié que la vie se montrera bien souvent chiche avec lui aussi et, de surcroît, il risque de connaître, au terme de sa course, le sort du serviteur qui avait enterré son talent : « ce propre-à-rien de serviteur, jetez-le dehors, dans les ténèbres: là seront les pleurs et les grincements de dents.» (Mt 25, 30).

 

C’est à se considérer fiduciaires, des intermédiaires plutôt que les destinataires finaux des dons de Dieu que Paul exhorte ses frères lorsqu’il dit : « Que désormais ceux qui ont femme vivent comme s'ils n'en avaient pas; ceux qui pleurent, comme s'ils ne pleuraient pas; ceux qui sont dans la joie, comme s'ils n'étaient pas dans la joie; ceux qui achètent, comme s'ils ne possédaient pas; ceux qui usent de ce monde, comme s'ils n'en usaient pas vraiment. Car elle passe, la figure de ce monde. » (1Co 7, 29-31).

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