Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Pardon

 

Pardon

 

Those who cannot forgive others break the bridge over which they themselves must pass.

 

 Confucius (551-479)

 

Ceux qui ne peuvent pardonner détruisent le pont par lequel ils doivent eux-mêmes passer.

 

 

Le pardon se situe au cœur des relations. Nous pouvons aspirer à la perfection mais nul ne peut y prétendre. Si chaque erreur, chaque faux pas, étaient portés à notre passif sans espoir de remise de dette, nous accumulerions des obligations colossales qui nous rendraient littéralement la vie impossible et, pour les croyants, leur interdirait l’accès à la vie éternelle.

 

Le pardon, nous l’oublions souvent, est une affaire de réciprocité. Les gens et Dieu agissent envers nous comme nous agissons envers eux. Le spirituel ne peut implorer la miséricorde de Dieu et l’obtenir tout en se montrant intransigeant envers son prochain. Dieu agirait-il autrement qu’il irait à l’encontre de sa justice. De plus, amour et non-amour ne peuvent cohabiter dans un même cœur, nul ne pouvant servir deux maîtres: ou il haïra l'un et aimera l'autre, ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre (Mt 6, 24). Or c’est l’amour qui dispose Dieu favorablement à notre égard, la seule chose qu’il attend de nous, la ressemblance de Lui dont Il a doté notre nature. L’apôtre Pierre, qui a bénéficié du pardon de Jésus après l’avoir pourtant renié, nous confie que l’amour couvre une multitude de péchés (1 P 4, 8).

 

Inversement, Jésus nous met en garde dans la parabole du débiteur intransigeant contre la tentation de ne pas donner à autrui ce que nous réclamons pour nous-mêmes : « À ce propos, il en va du Royaume des Cieux comme d'un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. L'opération commencée, on lui en amena un qui devait 10.000 talents. Cet homme n'ayant pas de quoi rendre, le maître donna l'ordre de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, et d'éteindre ainsi la dette. Le serviteur alors se jeta à ses pieds et il s'y tenait prosterné en disant: Consens-moi un délai, et je te rendrai tout. Apitoyé, le maître de ce serviteur le relâcha et lui fit remise de sa dette. En sortant, ce serviteur rencontra un de ses compagnons, qui lui devait cent deniers; il le prit à la gorge et le serrait à l'étrangler, en lui disant: Rends tout ce que tu dois. Son compagnon alors se jeta à ses pieds et il le suppliait en disant: Consens-moi un délai, et je te rendrai. Mais l'autre n'y consentit pas; au contraire, il s'en alla le faire jeter en prison, en attendant qu'il eût remboursé son dû. Voyant ce qui s'était passé, ses compagnons en furent navrés, et ils allèrent raconter toute l'affaire à leur maître. Alors celui-ci le fit venir et lui dit: Serviteur méchant, toute cette somme que tu me devais, je t'en ai fait remise, parce que tu m'as supplié; ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon comme moi j'ai eu pitié de toi? Et dans son courroux son maître le livra aux tortionnaires, jusqu'à ce qu'il eût remboursé tout son dû. C'est ainsi que vous traitera aussi mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. » (Mt 18, 23-35).

 

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article