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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Douleur

 

 

Douleur

 

Nessun maggior dolore che ricordarsi del tempo felice nella miseria.

 

 Dante Alighieri (1265-1321).   

 

Il n’y a pas de pire douleur que de se souvenir des temps heureux dans la misère.

 

 

 

Le problème ne vient pas du souvenir des moments heureux comme tel, mais du regret qui peut les accompagner, du refus de passer à autre chose que cela peut entraîner, de l’attachement que nous pouvons développer à l’égard de choses qui ne sont plus et ne peuvent plus être.

 

Par contre, pour qui fait mémoire que le soleil a déjà brillé pour supporter son espérance qu’il luira éventuellement de nouveau et que les nuages des temps difficiles finiront par se dissiper, pour celui-là, donc, le rappel des bonheurs anciens devient source de force et l’aident à traverser les périodes plus pénibles.

 

La vie spirituelle est régie par la même alternance des périodes lumineuses et sombres, les temps de difficultés spirituelles étant décrites comme des nuits. S’il veut approfondir sa relation avec Dieu, le spirituel ne doit pas regretter les périodes où il a reçu des faveurs de Dieu et se désoler ou désespérer que Celui qui lui paraissait si proche semble s’être éloigné, mais accepter l’évolution vers un lien qui soit différent, de plus pur amour, car plus dépouillé des faveurs sensibles auxquelles il risquait de s’attacher au détriment de Celui qui en est la source et qui devrait être l’unique objet de son amour, que ce soit directement ou indirectement, par le souci du bien de ceux qui croisent son chemin. « Pour ce qui est des dons spirituels… À chacun la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun. Aspirez aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes… la charité » (1 Co 12, 1.7.31; 13, 1). Ainsi, donc les dons spirituels (et même matériels !) sont donnés au croyant non pour le bénéfice du récipiendaire apparent mais pour le bien de l’ensemble, de l’Église. Il n’y a donc pas lieu pour lui de se désoler de la perte d’un bien dont il n’était que le fiduciaire. Dieu donne, Dieu reprend. Que le nom du Seigneur soit béni ! (Job 1, 21)

 

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