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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Hasard

 

Hasard

 

Le hasard ne choisit pas, il propose.

 

 José Saramago  (1922-        )

 

 

Nous sommes les auteurs de notre existence non pas dans le sens où nous pourrions prétendre ne rien devoir à personne car nous recevons le don de la vie, une éducation, un héritage matériel, culturel et spirituel. Nous sommes auteurs en ce sens que nous avons la liberté de choisir la réponse que nous souhaitons donner à ce qui nous est offert et que conséquemment nous sommes responsables de nos choix, de ce qui nous arrive. La vie n’est pas une fatalité où tout serait rédigé à l’avance et où nous ne serions que des marionnettes. Le livre de notre vie s’écrit au fil de la multitude des choix que nous effectuons quotidiennement et pour lesquels nous devons rendre des comptes à nos contemporains, aux générations futures et à Dieu.

 

Le cardinal Vingt-Trois exprime comme suit cette réalité dans sa présentation de l’encyclique Caritas in veritate :

 

Ce message d'espérance est le suivant : l'humanité a la mission et les moyens de maîtriser le monde dans lequel nous vivons. Non seulement elle n'est pas soumise à une fatalité, mais encore elle peut transformer ce monde en agissant sur les événements et faire progresser la justice et l'amour dans les relations humaines, y compris dans le domaine social et économique, et même dans une période de crise comme celle que nous connaissons.

 

Cette espérance se fonde sur une conviction : dans l'univers, l'être humain a une dimension particulière qui lui permet de n'être pas soumis à la domination mécanique des phénomènes, qu'ils soient naturels ou économiques et sociaux. Il assume cette dimension particulière dans la mesure où il reconnaît qu'il se reçoit dans une relation à un plus grand que lui, un Absolu, plus grand que chacune de nos existences. Tout homme, qu'il soit croyant ou non, doit bien prendre position sur la question d'un jugement moral qui dépasse ses intérêts particuliers et dont sa conscience est le témoin. Bien sûr, pour les croyants, cette référence à une transcendance a un nom, c'est Dieu.

 

« Dieu nous a aimés le premier » (1 Jn 4, 19). Dieu n’impose pas son plan d’amour à l’homme. Le salut repose sur la réponse que chacun donne à l’amour de Dieu « qui opère en nous à la fois le vouloir et l'opération même, au profit de ses bienveillants desseins » (Ph 2, 13) pour peu que nous souhaitions collaborer avec Lui.

 

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