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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Bonheur

 

Bonheur

 

Le bonheur n'est pas une plante sauvage, qui vient spontanément, comme les mauvaises herbes des jardins : c'est un fruit délicieux, qu'on ne rend tel, qu'à force de culture.

 

Nicolas-Edmée Restif de la Bretonne  (1734-1806)

 

 

 

Le bonheur ne vient pas de la satisfaction des instincts que l’on peut comparer aux mauvaises herbes des jardins en ce qu’ils croissent contre notre gré et nuisent à la production des fruits espérés. Le bonheur véritable, durable, vient du don de soi, de l’amour qu’un tel geste engendre. Ce bonheur ne vient pas tout seul, il faut le cultiver par des efforts constants visant à combattre notre égoïsme pour s’ouvrir sans cesse davantage aux autres.

 

Dieu qui veut le bonheur de sa créature, l’homme, nous a envoyés son Fils pour nous enseigner par ses paroles et son exemple, lui dont la vie n’a été que don, don qui a culminé avec le sacrifice de la croix. Il permet également que nous soyons privés de choses ou de personnes auxquelles nous nous sommes attachés afin de nous aider à nous détacher de l’éphémère au profit de ce qui seul a valeur d’éternité : l’Amour. Le discours de la vigne et des sarments illustre l’obligation pour les chrétiens de demeurer unis au Christ qui est non seulement « la Voie et la Vérité» mais « la Vie » (Jn 14, 6), source réelle d’énergie, pour qui se « connecte », se rattache à Lui, ce qui amène à la conclusion : « Nul ne vient au Père que par Lui » (Jn 14, 6) : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples » (Jn 15, 1-8). Le fruit dont il est question ne peut être que l’amour, amour qui est source de joie, ce dont il est question dès les versets suivants : « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en son amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète.» (Jn 15, 9-11).

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