Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Partager

 

Partager

 

To have and not give is often worse than to steal.

 

  Marie von Ebner-Eschenbach (1830-1916) 

 

Avoir et ne pas donner est souvent pire que de voler.

 

 

On ne peut se substituer à Dieu et porter un jugement sur l’importance relative d’une faute par rapport à une autre. Si le vol, l’usurpation du bien d’autrui contre la volonté raisonnable du propriétaire (CECC 2408), est spécifiquement prohibé par le décalogue « Tu ne voleras pas » (Dt 5, 19), on ne mentionne pas, à ma connaissance, l’obligation de partager la richesse dans les textes sacrés si ce n’est de remettre les dettes et de libérer les personnes et les biens dans la loi de l’année sabbatique (au sept ans) et de l’année jubilaire (tous les cinquante ans) (Lv 25, 1-55).  

 

Refuser de partager n’en demeure pas moins une faute grave qui pour laquelle le riche de la parabole se mérite la peine éternelle, n’ayant pas fait profiter de sa bonne fortune  le pauvre Lazare de son vivant : « Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et Lazare pareillement ses maux; maintenant ici il est consolé, et toi, tu es tourmenté » (Lc 16, 25).

 

Le Catéchisme de l’Église Catholique énonce avec clarté le juste rapport qui doit s’établir entre le droit à la propriété privée et le respect du principe de la destination universelle des biens en vertu duquel tous ont droit de jouir des bienfaits de la création destinés par Dieu au genre humain dans son ensemble, ce qui fait de l’homme un fiduciaire plutôt que le propriétaire des biens :

 

Le droit à la propriété privée, acquise ou reçue de manière juste, n’abolit pas la donation originelle de la terre à l’ensemble de l’humanité. La destination universelle des biens demeure primordiale, même si la promotion du bien commun exige le respect de la propriété privée, de son droit et de son exercice. (CECC 2403)

 

" L’homme, dans l’usage qu’il en fait, ne doit jamais tenir les choses qu’il possède légitimement comme n’appartenant qu’à lui, mais les regarder aussi comme communes : en ce sens qu’elles puissent profiter non seulement à lui, mais aux autres " (GS 69, § 1). La propriété d’un bien fait de son détenteur un administrateur de la Providence pour le faire fructifier et en communiquer les bienfaits à autrui, et d’abord à ses proches. (CECC 2404)

 

En matière économique, le respect de la dignité humaine exige la pratique de la vertu de tempérance, pour modérer l’attachement aux biens de ce monde ; de la vertu de justice, pour préserver les droits du prochain et lui accorder ce qui lui est dû ; et de la solidarité, suivant la règle d’or et selon la libéralité du Seigneur qui " de riche qu’il était s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté " (2 Co 8, 9). (CECC 2407).

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article