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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Choc du réel

 

 

Choc du réel

 

Un critérium du réel, c'est que c'est dur et rugueux. On y trouve des joies, non de l'agrément. Ce qui est agréable est rêverie.

 

Simone Weil  (1909-1943)

 

 

Il faut apprendre à écrire ses blessures dans le sable pour qu'elles soient rapidement balayées, mais il faut graver ses joies dans la pierre afin de leur donner une valeur d'éternité.

 

Rudyard Kipling  (1865-1936)

 

 

 

La vie est semblable à un jardin de roses en ce que les joies s’entremêlent avec les difficultés et les épreuves tout comme les rosiers ne sont pas uniquement fleurs mais également épines. Qui aspire à une vie sans problème entretient de celle-ci une vision utopique et passera à côté du bonheur, la réalité ne pouvant se situer qu’en-deçà de ses aspirations. La recette du bonheur est de concentrer notre attention sur les bonnes choses qui nous arrivent et faire peu de cas des autres comme Rudyard Kipling nous le recommande.

 

La vie spirituelle n’est point différente de la vie mondaine en ce qu’elle comporte à la fois des moments de consolations et d’autres de difficultés. Avant de passer de ce monde à son Père, Jésus prévient ses disciples et à travers eux l’ensemble de ceux qui s’efforceront de le suivre qu’il ne s’agit pas là d’une partie de plaisir et, comme le disciple n’est pas au-dessus du maître (Lc 6, 40), qu’ils devront eux aussi subir persécution et rejet : « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu'il en a eu d'abord contre moi. Si vous apparteniez au monde, le monde vous aimerait, car vous seriez à lui. Mais vous n'appartenez pas au monde, puisque je vous ai choisis en vous prenant dans le monde ; voilà pourquoi le monde a de la haine contre vous… Si l'on m'a persécuté, on vous persécutera, vous aussi. Si l'on a observé ma parole, on observera aussi la vôtre. Les gens vous traiteront ainsi à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé » (Jn 15, 18-21). Si le spirituel veut tenir ferme dans la foi, il doit graver dans la pierre de son cœur les moments où il a ressenti la joie de la proximité de Dieu pour y puiser le courage nécessaire pour traverser les inévitables moments de sécheresse où il aura envie de s’écrier comme Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » (Mt 27, 46).

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