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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Choisir

 

Choisir

 

Constantly choosing the lesser of two evils is still choosing evil.

 

 Jerry Garcia  (1942-1995)

 

Choisir constamment le moindre de deux maux c’est toujours choisir le mal.

 

 

 

Le moindre mal est toujours un mal. Qui le choisit afin d’éviter des conséquences qui lui paraissent pire encore s’engage tout de même dans la voie du mal. L’homme de bien confronté à un tel choix devrait d’abord s’efforcer de rechercher une autre alternative. Que de fois prétendre choisir le moindre mal ne sert qu’à justifier une certaine paresse intellectuelle ! N’existerait-il effectivement que deux alternatives dont l’une est un bien mais qui comporte des conséquences personnelles négatives et l’autre est un mal objectif avec des conséquences immédiates apparemment moindres qu’il convient d’être fidèle à sa conscience et d’opter pour le bien quels que soient les sacrifices à court terme que cela demande. D’une part, il arrive que les conséquences négatives appréhendées ne se produisent jamais et, d’autre part, le fait de choisir le mal n’évite pas toujours de devoir faire face éventuellement à ce que l’on cherchait à éviter initialement tout en étant privé de la bonne estime de soi que possèdent ceux qui écoutent la voix de leur conscience. Il ne faut jamais consentir au mal, jamais !

 

Le spirituel s’oppose résolument au mal : « Comme certains nous accusent outrageusement de le dire, devrions-nous faire le mal pour qu'en sorte le bien? Ceux-là méritent leur condamnation » (Rm 3, 8). Jean-Paul II dans son encyclique Veritatis splendor affirme clairement qu’il n’est pas licite de faire le mal en vue du bien. Paul VI avant lui affirmait : « En vérité, s'il est parfois licite de tolérer un moindre mal moral afin d'éviter un mal plus grand ou de promouvoir un bien plus grand, il n'est pas permis, même pour de très graves raisons, de faire le mal afin qu'il en résulte un bien (cf. Rm 3, 8), c'est-à-dire de prendre comme objet d'un acte positif de la volonté ce qui est intrinsèquement un désordre et par conséquent une chose indigne de la personne humaine, même avec l'intention de sauvegarder ou de promouvoir des biens individuels, familiaux ou sociaux ».  Veritatis Splendor rappelle la notion d’actes intrinsèquement mauvais, des objets de l'acte humain qui se présentent comme « ne pouvant être ordonnés » à Dieu, parce qu'ils sont en contradiction radicale avec le bien de la personne, créée à l'image de Dieu; des actes qui sont toujours et en eux-mêmes mauvais, c'est-à-dire en raison de leur objet même, indépendamment des intentions ultérieures de celui qui agit et des circonstances. On le voit, il n’y a pas place à la compromission entre le bien et le mal pour le spirituel.

 

 

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