Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
25 Janvier 2010 Pensées
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Extrêmes
Nothing very very good and nothing very very bad lasts for very very long.
– Douglas Coupland (1961- )
Rien de très très bon ni rien de très très mauvais ne dure pour très très longtemps.
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Les grandes joies comme les grandes douleurs sont muettes affirme le proverbe. Extérioriser ne rajoute rien à la très grande joie que l’on peut éprouver. D’une part, la cause d’une joie aussi intense ne saurait perdurer, aussi bien devons-nous l’intérioriser pour la goûter pleinement. D’autre part, l’expression d’une si grande joie ne peut que provoquer de la jalousie qui lui portera ombrage. La cause d’un grand malheur dure rarement elle non plus. Qui crie son malheur se complaît souvent dans celui-ci, trouvant sa satisfaction dans la compassion qu’il en retire. Aussi est-il préférable de ne pas s’attarder à parler d’un grand malheur au-delà de sa durée réelle pour ne pas en raviver la douleur.
La vie spirituelle est elle aussi ponctuée de hauts et de bas, de joies intenses et de grandes sécheresses. La peine de ressentir l’absence apparente de Dieu sera d’autant plus vive que le croyant en aura auparavant expérimenté fortement la présence, œuvre déconcertante d’un Dieu qui, parce qu’il recherche l’amour de l’homme, n’évite pas à ceux qui lui sont fidèles les difficultés afin que ceux-ci s’attachent à Lui par pur amour et non pour obtenir un quelconque bénéfice auquel cas la relation en deviendrait une de servitude. Dieu joue également à cache-cache, si l’on peut s’exprimer ainsi, pour aviver, faire croître, l’amour du croyant envers Lui, se sentir abandonné de Lui augmentant le désir de s’en rapprocher. Lorsqu’il expérimente de grandes joies comme de grandes douleurs, le croyant prend exemple sur son modèle Marie, mère de Jésus, qui conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur (Lc 2, 19).