Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
2 Décembre 2009 Pensées
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Ingrédients
Dans la vie, il y a trois facteurs : le talent, la chance, le travail. Avec deux de ces facteurs, on peut réussir. Mais l'idéal est de disposer des trois.
– Bernard Werber (1961- ), L’Empire des anges
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Il manque l’ingrédient le plus important : les autres ! Que l’on parle de réussir sa vie ou de réussir dans la vie, nous avons besoin des autres quand bien même ce ne serait que pour partager la joie d’avoir accompli quelque chose d’important ou d’exceptionnel. Qui pense pouvoir réussir seul s’illusionne. Obtient-il quelque résultat seul, il aurait pu faire beaucoup plus en s’associant à d’autres. Nous avons certes besoin des autres mais pas dans une vision utilitariste, qui les réduirait à ce qu’ils peuvent faire pour nous, mais plutôt de communion où nous réalisons plus en mettant nos potentialités, même limitées, en commun.
Les autres, le Tout-Autre, font partie de l’ingrédient essentiel de la vie spirituelle : l’amour. Point de vie spirituelle possible sans amour de Dieu et du prochain. Qui se refuse à pardonner, voit sa vie spirituelle s’atrophier. « Si quelqu'un dit: "J'aime Dieu" et qu'il déteste son frère, c’est un menteur : celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, ne saurait aimer le Dieu qu'il ne voit pas » (1 Jn 4, 20). Jugés sur l’amour (Jean de la Croix), nous sommes tous égaux devant Dieu, aimer ne requérant pas d’aptitudes ou de connaissances particulières. Comment parler de la primauté de l’amour sans citer l’hymne à la charité de Paul : « Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celle des anges, s'il me manque l'amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante. Quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et de toute la connaissance, quand j'aurais la foi la plus totale, celle qui transporte les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens aux affamés, quand je livrerais mon corps aux flammes, s'il me manque l'amour, je n'y gagne rien. L'amour prend patience, l'amour rend service, il ne jalouse pas, il ne plastronne pas, il ne s'enfle pas d'orgueil, il ne fait rien de laid, il ne cherche pas son intérêt, il ne s'irrite pas, il n'entretient pas de rancune, il ne se réjouit pas de l'injustice, mais il trouve sa joie dans la vérité. Il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne disparaît jamais. Les prophéties ? Elles seront abolies. Les langues ? Elles prendront fin. La connaissance ? Elle sera abolie. Car notre connaissance est limitée et limitée notre prophétie. Mais quand viendra la perfection, ce qui est limité sera aboli. Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Devenu homme, j'ai mis fin à ce qui était propre à l'enfant. À présent, nous voyons dans un miroir et de façon confuse, mais alors, ce sera face à face. À présent, ma connaissance est limitée, alors, je connaîtrai comme je suis connu. Maintenant donc ces trois-là demeurent, la foi, l'espérance et l'amour, mais l'amour est le plus grand » (1 Co 13, 1-13).