Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui
2 Mai 2010 Pensées
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Relation personnelle
Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.
– Boris Vian (1920-1959), L’écume des jours
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Le bonheur n’est pas une chose impersonnelle puisque sa principale cause est l’amour qui lui, ne peut naître que d’une relation très personnelle entre deux personnes. L’aspiration de l’État à vouloir faire le bonheur de ses citoyens est utopique car il ne peut y avoir de relation personnelle, d’intervention adaptée aux besoins de chacun, entre celui-ci, si bien intentionné puisse-t-il être, et le citoyen. L’état, par contre, peut créer des conditions propices à ce que le bonheur puisse éclore en garantissant la sécurité de ses citoyens, en fournissant un cadre juridique qui balise les relations entre les divers intervenants et en créant un environnement économique qui permette d’offrir à chacun les conditions minimales nécessaire à son existence. Toutes ces conditions, bien qu’essentielles au bonheur, ne peuvent malheureusement se substituer à l’individu qui seul peut procurer le bonheur à l’autre dans une relation personnalisée. L’idéologie communiste en supprimant les libertés individuelles sous prétexte de vouloir faire le bonheur de tous les hommes sous son emprise a couru à sa perte tout en faisant le malheur de ceux qui s’étaient laissés séduire par elle.
Cette citation de Boris Vian nous n’avons pas de peine à nous l’imaginer dans la bouche de Dieu, un Dieu qui n’est pas une force anonyme dans l’univers comme le dépeignent certains, mais une Personne (ou plutôt trois Personnes en Une, liées entre elles dans une parfaite relation d’amour), un Dieu qui s’identifie au Bon Pasteur qui entretient une relation personnelle avec chacune de ses brebis les appelant chacune par son nom et qui laisse le groupe pour partir à la recherche de celle qui s’est égarée. Mère Teresa dans son livre « A Simple Path » souligne avec fort d’à-propos l’exigence pour le spirituel d’entrer dans une relation d’amour personnalisée avec ses proches afin de réaliser la volonté divine : « Je dis toujours que l'amour commence à la maison. Il y a d'abord la famille et ensuite votre ville. C'est facile de prétendre aimer les gens qui sont très loin, mais beaucoup moins facile d'aimer ceux qui vivent avec nous ou tout près de nous. Je me méfie des grands projets impersonnels car seule chaque personne compte. Pour parvenir à aimer quelqu'un, il faut se rendre proche d'elle. Tout le monde a besoin d'amour. Chacun de nous a besoin de savoir qu'il compte pour les autres et qu'il a une valeur inestimable aux yeux de Dieu.
Le Christ a dit : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » Il a dit aussi : « Ce que vous faites au plus petit de mes frères humains, c'est à moi que vous le faites » (Mt 25,40). C'est lui que nous aimons dans chaque pauvre, et chaque être humain sur la terre est pauvre de quelque chose. Il a dit : « J'avais faim et vous m'avez rassasié. J'étais nu et vous m'avez vêtu » (Mt 25,35). Je rappelle toujours à mes sœurs et à nos frères que notre journée est faite de vingt-quatre heures avec Jésus. »