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Méditations sur les enseignements bibliques pour le quotidien d'aujourd'hui

Révolutions

 

Révolutions

 

Revolutions happen when people don't have a choice.

 

 Ross Mayfield

 

Les révolutions surviennent quand les gens n’ont pas de choix.

 

 

 

Il serait plus exact de dire que les révolutions surviennent quand les gens ont peu ou n’ont plus rien à perdre car, pour ce qui est du choix, nous avons toujours la liberté de ne rien faire même si la situation nous paraît intolérable. Ceux qui détiennent un pouvoir ou un avantage doivent en faire un usage modéré sans quoi ceux qui ont consenti à leur laisser un tel privilège pourraient bien se raviser et le leur enlever de gré ou de force. Il arrive exceptionnellement que par un retour de balancier la masse vienne à exercer une tyrannie sur les éléments les plus doués ou dynamiques d’une société en refusant de récompenser l’apport excédentaire de ceux-ci au bien commun notamment par une imposition excessive. Bien que ces individus ne se révolteront pas, ils décideront soit de s’expatrier soit de cesser de consentir des efforts qui seront peu ou pas rémunérés avec pour résultat que tous se retrouveront plus égaux mais aussi plus pauvres. L’une des causes de l’effondrement du communisme repose justement dans l’appauvrissement collectif qui a résulté de la suppression de toute opportunité d’enrichissement personnel. Priver les autres de liberté ou restreindre grandement celle-ci génère rarement, pour ne pas dire jamais, des résultats heureux. À tout prendre, comme le disait Thomas Jefferson, j’aime mieux subir les inconvénients d’avoir trop de liberté que ceux d’en avoir un degré pas assez élevé.

 

Le spirituel placé devant la tentation de restreindre la liberté des autres, même si la fin poursuivie est louable, doit se demander : Qui suis-je, moi que Dieu laisse entièrement libre de faire le bien comme le mal, pour vouloir m’arroger un privilège sur autrui que Dieu lui-même ne se permet pas ? Cette liberté accordée par Dieu est illustrée dans la parabole de l’homme riche qui part dans un pays lointain pour être couronné roi symbolisant Jésus qui entreprend le voyage de la mort pour siéger à la droite de son Père. Il remet à ses serviteurs, avant de partir, une pièce d’or pour qu’ils la fassent fructifier. À son retour, au jour du Jugement, il récompense ceux qui ont fait fructifier cette pièce d’or (l’or de la charité)  et enlève celle-ci à celui qui n’a rien fait pour augmenter le capital confié. Quant à ceux qui n’ont pas voulu se soumettre à son règne (d’amour), il les fait mettre à mort (Lc 19, 11-28). Certes Dieu nous laisse libre d’accueillir son amour ou non et, pour ceux qui l’ont reçu, de le répandre autour d’eux ou de le garder jalousement. Cependant, par un principe de justice, toute liberté s’accompagne d’une responsabilité et conséquemment l’homme aura éventuellement des comptes à rendre sur l’usage qu’il aura fait de la liberté dont il a joui, des choix qu’il a faits et même ceux auxquels il s’est refusé. Une chose demeure toutefois difficilement compréhensible pour moi : comment certains peuvent-ils se révolter contre un Dieu qui leur laisse pourtant tous les choix ?

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